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« Mon histoire » sans nom…

septembre 5, 2012

Sur minebeuk.fr, voyez vous, j’ai commencé un  début d’histoire RP.

Il n’est pas encore terminé, ce récit, mais je vous livre ce qui a déjà été produit.

J’essaye actuellement de créer un univers complet, original et une histoire sympathique dans ce récit, chose pas forcément bien facile.

Maintenant, le texte !

 

 

J’ai longtemps hésité avant d’écrire ce récit. Tout d’abord car je ne savais pas s’il valait la peine d’être raconté. Mais aussi car je ne savais pas comment le raconter. J’ai donc attendu. Allant tous les jours dans cette bibliothèque immense, lisant des livres traitant de milles sujets. J’attendais un déclic, quelque chose, une idée, une de ces poussées, de ces envies d’écrire qui vous prennent parfois, sans prévenir, ces moments ou vous ne réfléchissez même plus a ce que vous écrivez, car vous le vivez. Certains l’appellent « cohérence cardiaque », « flow », « être dans le temps ». Pour ma part, je nomme ces éclairs de vie, « éclipses ». Car ces moments sont rares, et durant ces derniers, comme les gens qui, durant quelques minutes regardent uniquement le passage d’un lune devant un soleil, vous êtes concentré sur ce que vous faites. Vous êtes dans une bulle, une jolie petite bulle. Et, comme les éclipses, ces moments sont courts. Ils durent en général plusieurs heures et vous épuisent autant qu’une course d’une durée équivalente, mais le fait d’être en phase avec soi-même, d’être dans cet état quasi-magique de concentration vous donne l’impression que les heures se transforment en minutes.
J’ai beau être l’auteur de nombreux écrits, le Daily-Nougat, « Bien se comporter en société », « Mal lu, mal vu », exemplaire qui m’a fait connaître ou je développe les conséquences de vôtre image selon votre orthographe au sein d’une société, et bien d’autres ouvrages.
Revenons en aux éclipses. Nous connaissons tous ce phénomène, et peu arrivent à comprendre les règles qui les régissent.
Vous vous en doutez, le moment que j’ai tant attendu est un jour arrivé, -bien que j’aurais souhaité qu’il se passe autrement- au bout de 15 longues années…
Mais commençons par le commencement…

(25 / 06 / 2012, début du rp. Introduction, début.)

« Il s’appelle Ergaïl »
« C’est un joli prénom… Il sonne peu comme les noms des peuples vivants dans les forêts du nord »
« Je doute qu’il y ait des peuples dans une zone si lointaine… Personne n’y vît. »
« Apparemment si, tu n’es pas au courant de ce voyage entreprît par une famille de marchands au delà des frontières Alaviriennes ? »
« Si, et ils sont sûrement tous morts à l’heure qu’il est. »
« Peut-être, mais toujours est-il que les peuples qui vivraient la-bas, haut comme 3 pommes et agiles comme des Brûleurs, ont des prénoms qui sonnent un peu comme les elfes des récits de l’Empire »
« Ou vas-tu chercher tout ça ? »
« Je l’ai lu… dans un livre »
« D’accord… mais tu devrais arrêter de lire commencer un peu à t’occuper de ton petit frère, on ne sait jamais, si c’est un grand forgeron comme son grand-père, il pourrait te Dfabriquerdes vraies armes. Ca éviterais que tu détruises encore un arbre pour fabriquer une malheureuse épée en bois moisit. »
« Arrêtes-de te moquer maman ! Tu verras le jour ou des Crocs viendront, je les tuerais avec mes armes et mon entraînement ! »
« Mais bien sûr, un enfant de 8 ans face aux légendes les plus meurtrières du pays capable de tuer sans te toucher… Reparles moi du soi-disant lapin que tu était censé aller chasser avant-hier ? »
« Je n’aime pas tuer les petits animaux ! Et puis le lapin était tout maigre »
« Si tu le dis… allez, file avant de réveiller ton frère. »

8 ans plus tard.
Le groupe qui déambulait dans les rues d’Halvard, petit village situé non-loin la Citadelle était composé d’enfants.
Comme tous les humains du royaume de Taypoli, c’est vers cet âge que chacun trouvait en lui la différence, le « don » qui l’accompagnerait toute sa vie. 
Certains étaient des Forgerons, et pouvaient créer ce qu’ils désiraient avec n’importe quel matériau. Bien sur, le nom n’avait pas grand chose a voir avec le don, mais la majorité des personnes ayant ce don deviennent forgeron, l’un des rares métiers qui, avouons le, paye bien. L’éternelle guerre des Taypols contre les peuples de l’est, les Crocs, des créatures ressemblants a des Gibons, mais des gibons dotés de dents de 10 centimètres, et assez intelligent pour mener des actions coordonnées. De plus, les Crocs se reproduisent plus rapidements que les Taypols, car, chez les femelles, une gestation ne dure que 4 mois, et … Désolé, je m’égare.
D’autres étaient doués d’une force supérieure à la normale. Pour que vous puissiez comparer… Un taypol normalement constitué peut soulever son propre poids, et un Barack peut lui, soulever 4 fois le sien. Notons qu’il pèse aussi 25% plus lourd qu’un taypol. Ceux la finissent en général dans l’armée, car tout le monde sait qu’il est bien de travailler ses muscles, mais dans leurs cas… on oublie souvent de leur apprendre quelques notions. Ces grands crétins ne savent probablement pas que les arbres poussent grace au soleil… par exemple. Mais comme ils peuvent vous assommer d’une poignée de main, les gens évitent de parler en leur présence. Question de Survie.
Hormis ces deux dons qui apparaissaient parfois, il y avait une multitude de talents qui émergeaient chez chacun lors de sa huitième année d’existence.
Mon ami alkaz par exemple, possédait des yeux exceptionnels, capable de voir d’une distance 3 fois supérieure a la normale, il était promu à une grande carrière d’archer chez les Flèches. Vous aurez compris au passage que la personne chargée de nommer les différents métiers du pays était assez mal payée, et ne semblait pas préoccupée par l’importance des noms. D’où leur simplicité…
Revenons en aux talents des compagnons.
Par exemple, Télia elle, semblait capable de deviner les sentiments des gens. Une future assistante de l’empereur sûrement. Ou une espionne. 
Et enfin, Viriel, le plus âgé de mon groupe, était un Panseur, Il pouvait guérir les blessures des autres, mais cela était une tâche qui l’épuisait.
Qu’importe, c’est bien grâce à lui que nous avons pu, de nombreuses fois, cacher nos escapades d’enfants à nos parents, et rentrer chez nous le soir sans aucune blessure. Enfin… Viriel était peut-être bon pour soigner les blessures, il était hélas une mauvaise Aiguille. Et les habits déchirés témoignaient parfois de nos dures journées. 
Quand à moi… J’allais entrer dans ma dixième année… et ma seule passion était la lecture, et l’écriture. 
Ce don était fréquent, et le plus souvent il n’était qu’un « talent de seconde classe », qui apparaissait en plus d’un autre.
J’étais donc destiné à travailler dans la bibliothèque de la ville. Et cela ne me déplaisait pas. J’étais même heureux de vivre parmi les livres.

Durant 5 années, j’ai vécu dans une vie pleine de routine, certes, mais pas moins pleine de connaissances. J’étais sans nul doute le plus cultivé des enfants de la région, connaissant chaque trace de l’histoire de Taypoli, Je restais ébahi devant les récits que venaient nous raconter les voyageurs de passage dans notre village. J’avais même une bibliothèque personnelle dans la réserve, ou je notais ces récits, de mémoire, je peut en raconter une centaines, mais il y en avait exactement 138 ouvrages, chacun contenant deux histoires. 

Je connaissais la bibliothèque d’Halvard par cœur, pouvant trouver un livre en moins de 8 Minutes parmi les 24 998 qui y reposaient. 
Au fil des années, le fait de lire, ranger et chercher des ouvrages me fît découvrir un second talent. Ma mémoire.
Je ne pense pas avoir besoin de vous expliquer, vous avez compris qu’à force d’aller chercher les mêmes livres tous les jours, de les lire durant les heures d’ennui, n’importe qui finirait par développer naturellement sa capacité de mémorisation. 
Le bibliothécaire du village, que je surnommait Roderat, anagramme du verbe « radoter » (Vous en devinez la raison) était bien content qu’un enfant puisse lui succéder « dans sa lourde tâche éreintante, que seuls les plus braves et les plus patients peuvent exercer » …

J’ai démarré ma ‘formation’ de bibliothécaire (ou comment un autoriser à un vieillard de vous crier dessus que les salamis ne sont pas nos amis ou autres phrases sans sens réel durant 5 années) peu de temps après mon dixième anniversaire.
Je me souviens de la première journée, et j’en rit encore aujourd’hui…

«  -Debout ! Allez ! Debout .
-Mais pourquoi tu me réveilles ? 
Le soleil ne pointait même pas a l’horizon, le ciel était encore noir dehors, pourquoi me réveiller si tôt ? 
Ma mère, fidèle à son habitude ; parlait vite, d’une voix aigüe, trop aigüe pour être audible par un enfant de 10 ans à l’aube. 
A peine éveillé, je tentais de me fixer sur ce rêve merveilleux que je faisais… impossible de m’en rappeler. C’est toujours comme ça les rêves, on les vît complètement quand on est mi-éveillé, mais une fois distrait, impossible de se rappeler ce qui nous faisait tant plaisir… 
Continuant son monologue, ma mère agitait désormais les bras, ce qui était pour moi une nouvelle occasion de mettre en service mon imaginaire débordant.
C’est donc en imaginant des tentacules gigotant au rythme de ses bras que mon éclat de rire fusa dans la pièce. 
Ma mère, qui me regardait avec ses grands yeux noisettes et dit : 
Je riais moins au matin de mon premier jour de Service… 

« Premier Jour de service »
La phrase accéda directement à mon esprit et me fit réaliser la raison de ce réveil inattendu.
-Ah, j’étais plus comme ça voilà, c’est ça ! Tout livide et silencieux ! Rétorqua ma mère. « Bon allez lèves-toi ! Tu dois y être dans une heure, donc tu as 30 minutes pour te préparer. »
Dix minutes plus tard, j’étais prêt. Heureux, motivé, comme un premier jour d’école.
Durant le trajet… je restais silencieux, chose qui étonnait ma mère. 
Il était rare que le silence m’entoure. Même seul, j’ai toujours parlé, chanté, joué de la musique… 
Cela énervait bien des personnes, toutes celles qui me côtoyaient plus de 10 secondes en fait.
Quand je me taisais, parce que je mangeais ou bien parce que je commençais à me déshydrater ; ces rares instants étaient pour mon entourage comme … la célébration d’un événement qui n’arrive que rarement… la minute de silence dépassait l’entendement religieux…. c’est pour dire. 
Je ne disais rien, car j’étais mort de trouille.

Ce trajet, que je subit comme un condamné marchant jusqu’à la corde ou l’on allait le pendre, me parut… instantané. Encore un fait qui m’a toujours intrigué. Il suffit que l’on souhaite qu’un trajet soit rapide ou long, et l’inverse se produit. Le trajet pour partir au marché annuel au solstice d’été durait une heure, mais semblait ne jamais se terminer. Le retour lui, durait quelques instants. Le pouvoir de l’esprit sur la perception du temps m’intrigue encore aujourd’hui. 

C’est donc un peu trop rapidement que nous sommes arrivés devant la bibliothèque, devant cette porte immense, en bois massif…
Un beau bâtiment en pierre… qui me semblait être une porte vers l’enfer, je mourrais de trouille. 

Ma mère mit fin à ce suspense que je ne pouvais plus soutenir.
-N’abuses pas trop non plus …. Tu vas devoir te faire dessus si tu veut avoir l’air encore plus attirant. Allez, un peu de courage et effaces moi cette tête de constipé, on dirait un Gluton ! 
-On… on entre pas ? Ai-je demandé a ma mère, avec une tête de Roi Gluton.
-Non. 
-Mais mais … je croyais que …
La porte s’entrouvrit d’un mètre, sans que personne ne la touche…
Attrapant mon bras, ma mère me mit face à l’ouverture, et, sans prévenir, me poussa dans la bibliothèque
-Toi tu rentres, c’est TON premier jour. 
-mais t’es complètement folle maman, imagine que…
-A ce soir Ergaïl, tu me raconteras !

Et la porte, décidant que le moment était approprié pour clore une scène, se ferma tout seule. 
Une voix grave et rauque souffla dans mon dos.
-Bonjour Ergaïl….

Partie 3 (Le 3 juillet)

-Comment connaissez-vous mon nom !? M’exclamais-je en me retournant.
La personne qui me faisait face était des plus originales que j’ai pu rencontrer jusque la dans ma vie. 
Imaginez un vieillard couverts de milles rides, dont les cheveux blancs et secs comme de la paille lui tombent jusqu’au épaules.
Rajoutez-lui un large peignoir pourpre et bleu pour couvrir son mètre soixante-neuf et une barbe de 7 jours.
Pour le caractère, une personne polie, gentille, aimable : mais étrange, mystérieuse, blagueuse, un peu amnésique parfois, et surtout en totale désaccord avec le reste du monde sur les habitudes normales des gens. 
Vous obtenez Nestor.
-Hé bien … Vois-tu, c’est moi qui rédige chaque année les lettres officielles pour les apprentis… Donc il est normal que je connaisse les noms des enfants lorsqu’ils sont concernés. Et comme tu es désormais toi-même un apprenti, tu es concerné, donc j’ai du écrire la lettre pour dire que tu étais apprenti concerné.
J’étais déboussolé, je m’attendais a avoir une mise au point, des réponses précises, un lieu clair, un début d’enseignement comme a l’école…
Et je me retrouvais face à un vieillard déboussolé par sa première visite depuis au moins dix ans qui me déblatérait des paroles absurdes en guise de Mentor, de Guide vers mon futur travail ?
J’ai donc choisi la réponse simple.
-Ah.
Il n’en fallait pas plus pour que mon « Guide » se remette a « enseigner ».
-Assez parlé, nous avons tout nôtre temps ! Tu veut sûrement visiter les lieux ?
-Euh … oui … sans doute… 
-Ah… alors je vais devoir retrouver le levier pour allumer la pièce… Elle est éclairée par un vieux système de magie Pholoïdienne… Je ne m’en sers pas vraiment… 
Il était vrai qu’avec sa chandelle à la main, je ne voyais que son visage.
-Alors heu … Attention, c’est peut-être une bibliothèque hein, mais il y a des livres partout. 
-Heu… c’est normal pour une bibliothèque qu’il y ait des livres… non ?
La réponse me parvint de loin. Il avait emporté sa chandelle… je ne voyais plus rien.
-Oui, mais la il y en a partout. Ah, voilà le levier, attention les yeux tu va voir.
Il y eu un « clong » sonore.
Puis 3 boules jaunes se matérialisèrent au plafond, éclairant la pièce d’un puissant halo doré.
Chacune de ces boules se divisa alors en dizaines de petites balles de lumières, qui pouvait tenir dans la paume de la main.
Et, telle des abeilles, chacune des petites sphères lumineuses fila dans un lieu différent, éclairant alors la salle dans son intégralité d’un ton doré calme et apaisant.
Je compris alors ce que voulait me dire Nestor.
Il y avait des livres partout… 
Les traditionnelles rangées de livres sur des étagères montaient ici jusqu’au plafond. Et le plafond était haut de 4 mètres environ.
Le plafond était lui même couvert d’armoires fermées et pleines de livres.
Et sous nos pieds, il y avait également des livres, rangés sous des plaques de verre amovible, le sol entier était un rayon.
Il y avait des milliers de livres, et toutes ces couvertures me faisait tourner la tête. 
J’avais déjà milles questions à poser rien qu’en voyant cette pièce, comment montait-il la-haut a son âge, combien y avait il de livres ici, comment tenaient les livres du plafond, quel était le système de classement de ces rayons… 
-Bien … je vois que tu n’es pas très bavard, repris Nestor. Aussi vais-je te laisser faire ta première matinée en totale liberté dans cette pièce. Tu peut lire, fouiller, chercher, ne tombe pas. J’ai a faire pour ma part. On se revoit pour le déjeuner, je reviendrais te chercher ! 
Sur ces mots, Nestor claqua la porte, me laissant seul dans la pièce. 
Cette journée était vraiment spéciale…

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